lundi 27 avril 2009

Toiture de Gazebo‏

Il n'y a pas un seul mot religieux que je n'ai pas prononcé en fin de semaine.

Et oui, principalement par soucis d’économie, j'ai décidé d'entreprendre le remplacement de la toiture de mon gazebo avec Momo (mon beau-père).

Je déteste les bibittes (particulièrement les maringouins) mais, j'aime bien veiller à la belle étoile les soirs d'été, accompagné d'un bon feu.

Donc, lorsque mon ex et moi avons acheté la maison il y a près de 14 ans, je voulais un gazebo.

Il nous a coûté un bras mais, je l'aime tellement. C'est mon cadeau à moi. Mon petit coin spécial à moi.

Au moment de sa construction, nous avons choisi le bardeau de cèdres pour la toiture.

C'est chic du bardeau de cèdres, c'est beau du bardeau de cèdres. Par contre après 14 ans en dessous d'arbres à grosses feuilles, ça tombe en morceaux du bardeau de cèdres.

J'aurais dû le faire l'an dernier mais, j'ai finalement attendu à cette année pour appeler un couvreur pour le remplacer

Par contre, j’ai appris qu’il est très difficile et coûteux de trouver quelqu'un pour poser ce genre de bardeau.

Je me suis donc résignée à l’évidence : « Il serait préférable de le faire en bardeau d'asphalte ».

Suite à cette décision, j'ai à nouveau contacté des couvreurs et j'ai eu des estimations que je considérais épouvantablement onéreuses pour ce que je croyais être un tout petit travail.

J'ai donc entrepris de la faire moi-même. Après tout, je me débrouille plutôt bien avec un marteau!!!

Je me suis donc présenté chez Rona pour apprendre que le bardeau de la toiture de ma maison et de mon cabanon (bourgogne) est discontinué depuis l'an dernier. Arggg!!!

Ouf, ça commence mal. Il faudra choisir du noir sinon l’agencement des autres couleurs possible serait affreusement laid.

Donc vendredi (malgré que j'avais pris congé pour me reposer), après avoir changé 4 poches de sable du filtreur de la piscine, vidé les gouttières et étendu un "trailer" de terre noir sur mon terrain. Momo et moi avons attaqué la toiture du gazebo.

Et bien, j'ai compris pourquoi les estimations étaient si hautes. J'en ai sacré tout un lot!!!

Ce que j'aime le plus de mon gazebo, sa forme octogonale, s'est révélée être un pur enfer.

Momo et moi en avions fait une petite blague entre nous : « Encore un ti-boutte à couper mon Momo?!?! ».

À chaque pose, nous devions couper des angles. 8 côtés multipliés par 17 rangées de bardeaux, ça en fait du découpage.

Ça nous à pris l’après-midi de vendredi et un bonne partie de la journée de samedi.

De plus, il faisait chaud en après-midi samedi et, ça fait quoi du goudron de bardeau qui se réchauffe? C'est enrageant à couper et ça colle!!!

En plus, à 17:15 heures samedi soir alors que les magasins ferment à 17:00, il restait l'équivalent de moins d'une heure de travail à faire pour terminer la toiture lorsque nous avons réalisé que nous allions manquer de clous.

Nous avons donc dû battre en retraite et réaliser que nous terminerions seulement le lendemain.

Le seul problème est que j'étais maganée en maudit et que je savais sans l'ombre d'un doute, que le lendemain j'allais me réveiller en souffrant de tout mon corps.

C'est ce qui s'est produit d'ailleurs et, la dernière heure de travail dimanche matin (au froid par surcroit) m’a vidé du peu d'énergie qu'il pouvait me rester et, un gémissement de douleur s'échappait de mes lèvres à chaque mouvement.

Mais bon, c'est à toute fin terminé et je suis plutôt fière du résultat. Il ne reste plus qu'à poser le « cap » d'aluminium tout en haut et ce sera fait.

De plus j'ai eu droit à une merveilleuse dose de vitamine D et j’ai maintenant un beau teint bronzé!

mercredi 15 avril 2009

Le téléphone

Ce n'est un secret pour personne, je déteste parler au téléphone.

Cet engin impersonnel est d'une grande utilité dans les cas suivants :

- Question qui demande une réponse rapide.
- Information à transmettre rapidement.
- Accès facile à quelqu'un qui n'a pas accès à un courriel.
- Contacter quelqu'un qui voyage ou habite très loin.

Si le besoin de contacter la personne n'a aucune urgence ou de but précis, je ne l'utilise pas, j'envoie un courriel.

C'est simple, précis et n'invite pas à faire du "small talk".

Si les gens veulent m'informer qu'ils pensent à moi ou obtenir des nouvelles générales de ce qui se passe dans ma vie, ils m'écrient.

Un courriel c'est rapide et les gens l'accèdent quand bon leur semble mais surtout, lorsqu'ils n'ont rien de plus important à faire où qu'ils ne peuvent être facilement dérangés ou interrompus.

Appeler quelqu'un comporte toujours certains risques. Le plus évident est celui où les gens sont occupés et ne peuvent se concentrer complètement sur la conversation en cour.

Comme nous ne pouvons pas voir notre interlocuteur, il est difficile d'être assuré que nous avons toute son attention.

Mais, quoi de plus insultant que de réaliser que nous parlons sans être vraiment écouté.

Récemment j'ai pris un cours sur la communication et j'ai appris que le cerveau peut comprendre plus de 2 fois le flot de mots d'une conversation régulière.

En conséquence, comme il s'ennuie, il peut facilement combler le vide et s'occuper à autre chose.

C'est là que l’interaction directe personne à personne devient si importante à mon avis.

En étant face à face, le cerveau sera intéressé par ce qu'il pourra voir et détecter.

Peut-être simplement s’occuper à déchiffrer l'expression d'un visage, ce qu'il ne peut pas faire lors d’une conversation téléphonique.

Ceci aide à conserver un intérêt à la conversation et à réduire les distractions qui font perdre le fil de l'échange.

Donc, le téléphone ne sonne pratiquement jamais chez moi (encore moins depuis que j'ai ajouté mon numéro à la liste LNNTE-DNCL) et c'est parfait comme ça.

Je pense à vous, je vous écris.

J'ai envie de jaser ou d'avoir de vos nouvelles, je viens vous voir.

Ne vous inquiétez pas, j’appelle avant ;-p

lundi 13 avril 2009

Mental toughness... La dureté du mental

J’avais besoin d’une mise au point et je m’en suis tapée toute une.

J’ai décidé de faire ce que j’avais envie de faire et non, ce que je devrais faire.

Oh boy, pas facile pour moi ça mais, maudit que ça fait du bien!!!

J’ai commencé par faire du ménage.

Du ménage dans ma maison, dans mon entourage et dans ma vie en général.

Ce n’est pas si difficile après tout, il s’agit de ranger les choses à la bonne place. Ensuite, on a plus d’espace et on respire mieux.

Terminé les ondes négatives et surtout, terminé la dépense d’énergie pour ce qui n’en vaut pas la peine.

C’est étonnant l’impact qu’une décision peut avoir sur nous et ce qui nous entoure.

Comme dirait Bob (Marc Messier) « Mental toughness… La dureté du mental... »

Je me suis dit : « Assez c’est assez. J’ai tous les ingrédients pour la recette du bonheur. Il ne reste plus qu’à cuisiner. »

++++

1ère étape : Je n’ai pas besoin de 2 sets de cuisine.

Au décès de mon père j’ai gardé son set de cuisine en bois massif qui avait appartenu à mon grand-père avant lui.

Par contre, j’aimais bien mon propre set de cuisine en poudre de marbre alors j’avais placé le set de mon père dans mon espace véranda près de la cuisine en me disant que je pourrais prendre les petits déjeuner là.

Malheureusement, je ne l’ai jamais fait.

Alors, on fait du ménage! Pas besoin de 2 sets. On vend!

Aille c’est le fun ça et j’ai beaucoup plus de place dans la maison. Bon, « what’s next »?

Qu’est-ce que j’ai et que je n’ai plus besoin?
+++

2e étape : Mes yeux

Après avoir essayé les lunettes de ma sœur, pour le pur plaisir de la chose dimanche, j’ai été frappé solidement. J’ai besoin de lunettes!

Je m’en doutais bien mais là, c’était l’évidence même.

Et si c’était l’explication de mes fréquents maux de tête et peut-être même un peu de ma fatigue.

On « verra » bien!
+++

3e étape : Le plaisir d’être avec mes enfants

Les enfants et moi sommes allés au Biodôme vendredi dernier.

Ça faisait une éternité que je n’y avais pas mis les pieds et j’avais oublié combien c’était extraordinaire.

Nous avons pris le temps d’admirer et d’apprécier l’endroit.

Les enfants ont eu un plaisir fou et, il n’y avait pas trop de monde. Je pouvais les laisser visiter à leur guise sans les perdre de vu.

C’était fantastique!!!

Nous avons fait une activité familiale à notre rythme sans urgence et sans « stress ». Mais surtout, sans que je ressente le besoin de faire de la discipline et de crier après eux, ce que j’ai l’impression d’avoir beaucoup trop fait souvent dernièrement.

A peine étions-nous sortis qu’ils m’ont demandé quand nous allions y retourner.

Bravo, une sortie réellement réussie!

Le lendemain, c’était la piscine.

Ça ils connaissent bien car, nous y allons régulièrement. Mais cette fois, je n’étais ni pressée, ni stressée.

Je me suis assise avec eux dans l’eau et je les ai regardé patauger à leur guise.

Maudit qu’ils sont beaux.
+++

4e étape : Je pense un peu à moi.

Dimanche était ma seule journée de repos et je n’avais rien prévu faire sauf, regarder le « Master ».

Ma sœur est venue faire un tour et je l’ai initié au golf à la télé. Je crois qu’elle a plutôt apprécié.

Ce fut une petite journée tranquille et j’en avais grandement besoin car le lendemain, c’était le retour au travail.

Faut croire que je n’ai pas été assez gentille pour avoir droit à un congé lundi, moi!

Pas grave. Ce fût les meilleurs 3 jours que j’ai eu depuis très très longtemps.

mardi 7 avril 2009

Comme lui

Je suis comme ça.

J’ai un problème, ça me prend une solution. Malheureusement, je ne trouve plus les solutions.

J’ai beau chercher, rien. C’est le néant.

Pourtant ça marche pour les autres qui ont besoin de moi.

Pendant de longues minutes je regarde mon interlocuteur. Généralement un ami, de la famille ou même seulement une connaissance mais, il/elle a besoin de moi.

Je regarde cette personne dans les yeux et je ne dis rien ou presque rien. Elle n’a besoin que de mon attention. De savoir que je suis là. Que j’écoute.

« Ça va mal au travail. »
« Mon conjoint ne me comprend pas. »
« J’ai des problèmes financiers. »
« J’aime quelqu’un qui ne m’aime pas. »
« Je suis fatigué. »
« Je suis malade. »

Toutes les raisons sont bonnes et une seule solution. Ils ont besoin d’en parler.

Je les écoute et ensuite, c’est « Ça m’a fait du bien de t’en parler, Isabelle. »

Pourtant, je n’ai rien fait pour aider leur malheur. Ils se sentent mieux, ils ont parlé de leur chagrin. Ils m’en ont fait cadeau.

Les peines des gens m’affectent et pèsent sur mes épaules.

Je sais bien que je ne devrais pas mais, c’est comme ça. Mon cœur a de la peine pour eux.

Comment puis-je les aider?

Je ne peux pas mais pire encore, j’ai les miens. Et ils pèsent aussi.

Et mes problèmes à moi sont toujours là. Présent et toujours sans solution.

J’ai mal en dedans. J’ai mal pour eux. J’ai mal pour moi.

Mes jambes ne savent plus comment supporter ce poids.

Mon malheur c’est que j’aimerais ça avoir une Isabelle moi aussi.

J’ai besoin de quelqu’un.

Je sais qui car, il est comme moi. Là pour les autres mais qui est là pour lui?

Pourtant, il n’est pas disponible.

Il sait trop bien que tout le monde est trop occupé. Ils ont des problèmes à régler.

Il le sait car, c’est lui qu’on vient voir.

Mais maintenant, il n’est plus là.

Simplement parce que jamais il n’oserait déranger, demander, quelqu’un pour l’aider à

… couper ses lilas.

dimanche 5 avril 2009

Ma Soeur

Je n’en ai aucun souvenir mais à 14 mois, j’ai eu un merveilleux cadeau. Une petite sœur.

Je dis merveilleux mais, j’avoue ne pas toujours l’avoir pensé.

Quand nous étions enfants, c’était la guerre presque constante.

En fait, nous n’avions rien en commun.

Jeune, elle jouait avec des poupées Barbies et faisait des dessins. Moi, je dessinais comme un pied (c’est toujours le cas d’ailleurs) et j’avais beau être une fille, je ne comprenais simplement pas ce qui pouvait être amusant à déshabiller et rhabiller une poupée.

Moi, c’était les casses-têtes, les histoires de Disney sur disque avec la fée clochette qui nous indiquait quand tourner la page du livre ainsi que le ballon volant et barre-fixe.

Comme nous étions une famille à revenue plus que moyen, nous vivions dans un petit appartement très modeste et ma sœur et moi avions la même chambre à coucher.

Malgré nos différences, le pré-dodo était souvent le moment où nous nous rapprochions le plus.

On se racontait nos journées, nos peurs et nos joies.

Par contre le jour, c’était l’enfer.

Je me rappelle qu’une de nos pires chicanes avait simplement débuté parce que j’avais osé utiliser de son shampoing!

À l’adolescence, ma sœur était la sage, moi la « moins » sage.

Elle avait un « chum steady », d’excellentes notes à l’école et restait sagement à la maison.

Moi je changeais de chum au 3 jours, j’avais de moyennes notes et j’étais toujours sortie.

À cette époque, on ne se chamaillait plus. On ne se parlait simplement presque plus.

Lorsque nos parents se sont séparés, nous étions jeunes adultes. Marie-Claire est allée vivre chez son « chum » et moi j’ai pris un appartement.

Et c’est à ce moment là que tout a changé. Nous sommes toujours aussi différentes. Mais maintenant, je crois que c’est un avantage précieux.

Quelque soit la situation, nous avons toujours un point de vue différent et ça aide souvent à y voir beaucoup plus clair.

Aussi, nous avons une espèce d’entente non-dite.

Lorsqu’une d’entre nous passe un mauvais moment, nous ne vivons pas le drame de l’autre mais, nous sommes là pour l’autre.

Je n’ai aucun problème à affirmer que si je l’appelle au milieu de la nuit en crise, malgré la distance, elle accourra.

Il y a quelque chose de très rassurant à savoir qu’elle me connaît mieux que personne.

Nous n’avons pas pris la décision d’être sœur mais, nous avons pris la décision d’être amies.

Et elle est ma meilleure amie.

samedi 4 avril 2009

De mal en pire

Ça va de plus en plus mal.

Malgré que j’aie les meilleures intentions et que je me lève presque tous les matins en me disant, « c’est aujourd’hui que ça commence », je suis pratiquement inerte.

Je ne bouge plus et je suis toujours fatiguée.

Je suis convaincue que ce n’est pas la cause de se qui se passe mais, je jurerais que j’ai tous les symptômes d’une mononucléose.

Une chance que mon travaille consiste principalement à m’écraser sur une chaise et taper sur une ordinateur car, je n’ai plus aucune énergie.

Me tenir debout pendant une heure me demande d’incroyables efforts.

Pire encore, depuis mon fameux mal de dos, je mange pour 3 ayant pour conséquence que j’ai pris beaucoup de poids très très pesant pour moi.

J’ai les genoux sensibles et je m’essouffle à rien.

Ce qui est le plus difficile est que je m’hais énormément.

Je ne m’endure plus moi-même et j’évite les miroirs comme la peste.

Chaque fois que je me dis, il faut bouger, il faut maigrir, je décourage raide.

Je vois le temps approché pour le Défi-Cyclo contre le Cancer et je suis convaincue qu’il est impensable que j’y arrive. Je suis beaucoup trop loin.

Quand je me permets de croire que c’est encore possible, je me dis que j’en ai trop à faire en trop peu de temps et que je n’ai pas l’énergie pour ça.

Et bang, c’est retour à la case départ.

Je sais très bien ce qui m’arrive.

Nous avons passé les 13 derniers mois au bureau à travailler comme des fous. Le stress était incroyable et même nos vacances en ont été affectées.

Soit que nous les réduisions, soit que nous savions que nous en arracherions à notre retour.

Résultat, sauf quelques très chanceux, ce fût très difficile de se détacher et de vraiment profiter de nos vacances.

Sans parler que l’été dernier a été épouvantable côté température et que, malgré le peu de neige, l’hiver a été très long.

Donc, finalement, la pression a réduit au travail et nous avons tous recommencé à respirer sauf que moi, j’ai frappé un espèce de mur.

J’étais hyper et stressée et là, tout lâche. Incluant ma santé.

Je sais ce que je dois faire. Je dois arrêter de m’inquiéter pour le Défi. Je dois arrêter de penser que j’ai des tonnes de livres à perdre et simplement y aller petit à petit.

Mais maudit, je n’ai pas encore trouvé le truc.

Je dois me calmer, relaxer et retrouver le plaisir que j’avais à être active.

Le pire c’est que je sais tout ça mais, étrangement, ça ne le rend pas plus facile.

Il me semble que j’aurais besoin de m’énergiser.

Peut-être 1 ou 2 semaines sur une plage dans le Sud à me faire griller comme du bacon en lisant un bon livre sans pression, ni stress.

Il me semble qu’après, j’aurais ce dont j’ai besoin pour me remettre sur pied.

Mais économiquement, c’est du délire!!!

Dans le fond, ça prend peut-être juste un peu de vitamine D.

Et disons que la vitamine D c’est temps-ci, se fait très rare!!!

jeudi 26 mars 2009

Beurre d'arachide vert?!?!

« Quand j’étais au secondaire, une de mes amies m’a dit que son « chum » voyait le beurre d’arachide vert parce qu’il est daltonien. »

Voici comment a débuté une conversation des plus envenimées avec mon collègue de travail.

Ah le daltonisme! Sujet sensible pour moi.

À 6 ans, mon fils a dû passer un examen des yeux. Mais, quelle ne fut pas notre surprise d’entendre notre parfait petit bonhomme dire qu’il ne voyait rien alors que l’ophtalmologiste lui montrait les fameux cercles de couleur avec des chiffres à l’intérieur.

« Tu es certain? Si tu vois quelque chose montre le moi avec ton doigt ».

(J’imagine qu’il pensait que Matt ne connaissait pas encore ses chiffres) mais « niet ». Impossible de voir quoi que ce soit.

Alors que je regarde Eric complètement abasourdie, l’ophtalmologiste s’approche de moi et de me demande si j’ai des gens dans ma famille qui sont daltoniens?

Bouleversée de ce que je viens d’apprendre, je cherche rapidement dans ma petite tête et je suis incapable d’en identifier un seul.

Faisant 1 + 1, je me dis que ce doit être génétique alors je me tourne vers Eric et lui demande : « Et toi? ».

Avant même qu’il puisse répondre, le doc nous dit d’un seul souffle : « Non, ça vient de la mère! »

Ouch, quelle gifle! Je n’y comprends rien mais, je comprends très rapidement que mon fils ne verra jamais les choses comme la plupart des gens et… c’est ma faute.

Il nous explique donc que le daltonisme provient du chromosome X.

Vite Isabelle pense, pense…

Mon cour de biologie me revient rapidement. Une fille c’est XX et un garçon c’est XY. Le papa donne le sexe et la maman donne toujours un chromosome X. Donc, je suis en effet responsable de ce « malheur ».

Il continue en nous disant : « 17% de la population mâle en est atteint. C’est beaucoup moins pour les femmes puisque les 2 chromosomes X doivent être porteurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle vous n’êtes pas daltonienne ».

Ouin ben, ça ne me soulage pas du tout. C’est trop pour moi. Je dis à Eric de rester avec Matt quelques minutes et je sors de l’hôpital en pleurs.

Ça n’a pas de sens, c’est une erreur.

J’appelle ma mère. Elle va me le dire elle, que ce n’est pas possible. Que ce n’est qu’un mauvais diagnostic.

« Maman, est-ce qu’il y a quelqu’un dans ta famille ou celle de papa qui est daltonien? »

« Bien oui, tous mes frères ».

Sa réponse pose le dernier clou sur la tombe.

Je m’effondre!!!

« Comment ce fait-il que je ne savais pas ça? »

Quelques jours plus tard, avec un peu de recul, de recherches et en passant le plus clair de mon temps a essayer d’analyser ce que ceci voulait dire ainsi que l’ampleur de l’handicap de mon fils exactement, j’ai trouvé moi-même les réponses à mes questions.

Q : Comment ce fait-il que je ne l’aie jamais su?
R : Simplement parce que les gens n’en parlent pas.

Q : Pourquoi n’en parlent t-ils pas?
R : Parce que ça fait un effet monstre.

Q : Qu’est-ce que ça représente pour la personne daltonienne?
R : Surprenamment, la réponse est : Très peu.

Prenons le fameux beurre d’arachide par exemple.

Supposons que c’est vrai qu’il le voit vert. Comment pourrions-nous le savoir? Comment pourrait-il l’expliquer?

Le brun pour mon fils se nommerait simplement « vert ». C’est ce qu’il a appris et c’est ce qu’il sait. Alors, comment pourrait-il me dire que le beurre d’arachide est vert? Il est, simplement le brun qu’il connaît et tous ce qui serait vert, serait brun pour lui.

Compliqué? Vraiment pas.

Alors on se dit mais, « wouach », ce serait laid du beurre d’arachide vert!

Encore une fois, c’est une question de perception et c’est ce que nous avons appris mais, serait-il « wouach » s’il avait toujours été vert pour nous?

J’ai donc répondu à mon collègue que c’était littéralement impossible pour cette jeune fille de savoir que son « chum » voyait le beurre d’arachide vert.

Nous avons ensuite parlé de la possibilité de trouver la solution à ce handicap un jour. Mais, serait-ce une bonne idée?

Comment réagir à la possibilité de voir les choses comme tout le monde?

Je ne suis pas certaine que j’aimerais du jour au lendemain, voir mon univers complètement différent de ce que je connais.

N’empêche que le daltonisme est un handicap. Heureusement, Matt voit les couleurs, ce n’est simplement pas les mêmes que moi. Il y a bien pire, il y a les daltoniens monochromes qui ne voient que le blanc, noir et les tons de gris.

Il lui arrive parfois de me montrer un crayon à colorier et me demander s’il est bleu ou mauve.

Il est très conscient qu’il est différent mais, comme dirait mon oncle électricien (et oui, un daltonien électricien depuis plus de 25 ans et encore en vie ;-p).

Je ne vois pas les choses comme le reste des gens mais mon monde à moi, est très beau.

Il dit aussi en blague (car c’est complètement faux).

Le seul vrai problème que le daltonisme m’a apporté est, lorsque je rencontre une belle demoiselle et qu’elle me demande de lui dire de quelles couleurs sont ses yeux ;-p

Une leçon de vie

Mercredi dernier j’ai eu droit à une leçon de vie. Et qui de mieux pour me la donner que mon propre fils.

À tous les 3 mois, le Sensei de mon fils procède à des « tests de ceinture » et les prochains tests seront la semaine prochaine.

De mon humble avis de maman, passer des tests de ceinture, ce n’est pas simple. Surtout que d’un seul coup, il passe des tests pour le Judo, le Jiu jitsu et le Taewondo.

Il fait donc ces 3 types d’arts martiaux depuis 6 mois et, il a passé sa première ceinture il y a 3 mois.

Par contre, cette fois-ci, son Sensei lui a dit qu’il n’était pas prêt mais qu’il serait, c’est assuré, prêt en juin.

Matthew m’a annoncé la nouvelle avec un grand sourire et aussi innocemment que possible.

Et bien moi, je l’ai un peu mal pris. Comment ça mon fils n’est pas prêt? S’il n’était pas assez bon, pourquoi ne pas avoir passé plus de temps avec lui pour bien lui montrer?

J’ai demandé à Matthew si ça le dérangeait de ne pas passer sa ceinture, si le fait que certain de ses amis aient une ceinture plus avancée que lui le dérangeait.

Je m’attendais à tout sauf ce que j’ai entendu et lu dans son visage.

Je pouvais très bien lire dans ses yeux qu’il était soulagé. Qu’il savait très bien qu’il n’était pas prêt et que le 3 mois de plus allait lui permettre de se sécuriser.

Il m’a dit : « Ben non, ça ne me dérange pas. De toute façon, j’aime ça être avec de meilleures ceintures que moi. »

- « Donc, tu veux encore y aller? Tu aimes toujours ça? »
- Avec un air de surprise : « Ben oui »

Ça m’a quand même prit quelques minutes à m’en remettre.

Je sais que, dû à mon sens de la compétition, je l’aurais très mal pris si ça avait été moi.

Mais, ça prouve encore une fois que ton enfant n’est pas toi.

Matthew a sa propre personnalité et il n’a aucune fibre d’un compétiteur.

Et j’avoue que cette fois, j’ai trouvé que ça réponse à la situation était définitivement meilleure que la mienne.

1-0 pour toi mon amour.

lundi 23 mars 2009

Des envies, des remords

Malgré le froid des derniers jours je suis envahie par un désir.

Un petit fantasme rien qu’à moi qui ne plairait sûrement pas à la plupart des gens que je connais mais, qui m’enivre un peu à chaque fois que je me laisse aller à mes rêveries.

J’ai envie de prendre congé de tout. Du travail, des responsabilités et oui… aussi des enfants.

J’ai envie d’enfourcher mon vélo et aller rouler des kilomètres et des kilomètres sous un soleil chaud. Sans but précis et surtout, sans horaire.

Aller rouler à mon rythme dans un endroit sans bruit de voiture ou de civilisation.

Écouter le chant des oiseaux, être fascinée par la nature qui m’entoure.

Rouler et ne pas m’arrêter avant d’être absolument convaincue que je ne peux simplement plus donner un seul coup de pédale.

J’ai envie d’avoir mal mais, ce mal qui fait du bien.

Ce mal qui me rappelle que je suis en vie.

J’ai envie de tout foutre en l’air et ne penser qu’à moi (pas fort pour une maman ça hein?)

Arriver à la maison épuisée.

Prendre un long bain moussant.

Faire masser mes membres meurtris et m’écraser avec un bon verre de vin, entourées de bras douillets d’un homme qui sent bon le mâle.

Passer une soirée relaxante sans obligation, à jaser de tout et de rien.

Me coucher et me réveiller lorsque j’en aurai envie.

Me faire plaisir à moi.

Je sais, je l’écris et j’ai déjà des remords.

Je ne vois pas comment je pourrais réussir ce genre de fantaisie mais, j’ai quand même des remords.

Ce n’est tellement pas moi de penser à moi. De me laisser aller à mes propres désirs.

Mais il me semble que ça ferait tellement de bien.

vendredi 20 mars 2009

Bonne fête Boum Boum!

C’est la frénésie à la maison. Tout le monde se prépare pour la fête de mon plus jeune fils qui aura lieu demain.

En fait, sa fête est vendredi prochain mais, on le fêtera demain.

Il aura 5 ans mon « bébé ». Mosus que le temps passe vite.

Comme je l’ai fait pour mon plus vieux, je m’assure de souligner cette fête un peu spécialement. Après tout, 5 ans pour moi, c’est l’année du passage de « bébé » à enfant.

En effet, il commencera l’école cette année. Il affrontera ses premiers vrais défis.

C’est comme une nouvelle étape importante dans sa toute jeune vie.

N’empêche que c’est terminé. Je n’ai plus de « bébé ». Bientôt, comme c’est arrivé à Matthew, il se détachera un peu plus de moi. Sa vie se tournera tranquillement vers ses « chums ».

Les longs moments à le bercer et le cajoler ont déjà commencé à s’espacer. Il grandit.

Oui, il grandit mon petit homme. Mes deux amours en fait.

Un peu à chaque jour, leur personnalité se développe et fait de plus en plus surface.

Je me surprends parfois à me demander ce qu’ils décideront de faire dans la vie. Quels seront leurs passions? Quels seront les obstacles qu’ils auront à affronter?

Il me semble qu’il n’y a quelques mois seulement où je sentais William jouer au soccer dans mon ventre ou Matthew et ses fameux hoquets qu’il a encore fréquemment, huit ans plus tard.

D’ailleurs ces hoquets en ont fascinés plus qu’un.

Tellement de gens (des femmes surtout je l’avoue) avait envie de toucher mon ventre dans l’espoir d’en sentir un petit mouvement. Et bien avec Matthew il était servi. Il s’agissait d’être un peu patient. Il pouvait avoir le hoquet une bonne dizaine de fois par jour donc, généralement ma famille et amis avait la chance de voir et toucher mon ventre qui dansait au rythme des hoquets de mon fils.

Mais aujourd’hui, j’ai le sentiment de passer à une autre étape.

Malgré mon amour absolu pour mes enfants, il est complètement hors de question d’avoir un jour un autre enfant.

Et non mesdames, je ne regretterai jamais de ne pas avoir eu de fille. J’ai honnêtement toujours désiré des garçons.

Toujours est-il que la partie « bébé » de ma vie est bel et bien terminée. Et je passe à une nouvelle étape.

Bientôt, trop rapidement en fait, Matthew frappera de plein fouet la préadolescence. Suivi de près par son cadet.

Je veux donc profiter de chaque moment.

Je veux prendre le temps qu’il faut.

Je veux me créer quotidiennement de nouveaux souvenirs.

Je suis une maman. Je le resterai jusqu’à la fin de mes jours.

Alors demain c’est la fête, et William est très excité. 11 de ses petits amis ont déjà confirmé leur présence.

La maison deviendra, pour quelques heures, un vrai champ de bataille.

Mais le sourire et les yeux rayonnants de mon petit homme alors qu’il verra arriver son gâteau pendant que tous chanteront « Bonne Fête William » en vaut tellement la peine.

Bonne fête Boum Boum. Je ne t’aime pas, je t’adore!!!

lundi 16 mars 2009

On fait du ménage!!!

Des semaines, voir des mois maintenant où j'avais le moral à terre. Non mais ça va faire là!

Des semaines à m'écraser de tout mon long sur le sofa dès que j’en ai l’occasion, à pogner les nerfs pour presque rien et à manger comme une défoncée.

Résultat : 20 livres de trop et 1 mois sans la moindre activité physique.

J’étais à plat et n'avais plus d’énergie.

Je sais que je pourrais me convaincre facilement que cette état d'âme était dû à l'hiver et à mon récent mal de dos mais, la réalité est que c'est : "de la pure paresse".

Donc en fin de semaine, j'en ai eu assez!

En me couchant samedi soir, après une journée à ne faire absolument rien, j'ai décidé d'y remédier.

J'étais tannée de me trouver si lâche et me sentir si fatiguée!

Contrairement à ce que j'aurais cru, je me suis levée le dimanche de très bonne humeur et pleine d'énergie. C'est intense l'impact physique lorsqu’une décision est prise et claire.

Donc depuis dimanche, j'ai de l'énergie à revendre. Je prends même de trop gros défi. J'ai tendance à oublier ma récente inactivité et j'ai l'impression que je peux en faire plus que j'en suis réellement capable.

Bah l'important c'est que je suis mentalement prête. J'ai enfin réussi à me donner moi-même, le coup de pied dans le derrière dont j'avais besoin.

Ouf, ça fait du bien!!!

Les épaules sont beaucoup moins pesantes mais, j’ai du chemin à faire et du temps à rattraper.

Il faudra prendre les bouchées doubles.

Il s’agit de ne pas se décourager.

samedi 14 mars 2009

Saison de Vélo 2009

La neige couvre toujours la majeure partie des terrains et les routes sont encore parsemées de sel et de roches mais pour eux, la saison de vélo 2009 est déjà commencée. Ils en parlent déjà depuis plusieurs semaines.

Eux, ce sont mes partenaires et amis cyclistes.

Il y a 2 types de cyclistes. Ceux qui aiment rouler et ceux qui en mangent.

Ceux qui aiment rouler n’ont sûrement pas la moindre envie de se jeter dehors aujourd’hui mais, pour les mordus, ce 4 degré et ce soleil les travaillent fort.

Malgré la précision qu’on lui connait, si la météo indique le mardi qu’il fera 10 degré, peu de vent et du soleil mur à mur pour samedi, ils se voient déjà rouler sur 20, 50, voir plus de 100km de bonheur.

« Pourrais-je aller rouler? Ai-je accumulé assez de « air-lousse »? Et si oui, comment vais-je m’habiller? »

Je les vois commencer à penser aux sorties estivales, aux nombreux km qu’ils parcourront.

Certains préparent leurs itinéraires, d’autres des courses, d’autres pensent à leurs côtes/montagnes fétiches.

Ils sortent leur équipement, s’approvisionnent de gels et de barres énergisantes et mettent de nouvelles batteries dans leur GPS.

Je sais qu’ils regardent leur garde-robe pour s’assurer qu’ils ont tous les vêtements qu’ils auront besoins.

Plusieurs démontent, nettoient et remontent méticuleusement les pièces de leurs divers vélos.

Je sais que plusieurs en fermant les yeux entendent ce son spécifique des départs de groupe cycliste.

Click, click, click, click... Une fanfare de souliers à “clips” qui s’accrochent aux pédales.

Ah il y aura bien quelques incidents. Des bras, des jambes éraflées, maganées et même plus.

Certains auront eux la malchance de ne pas être au bon endroit au bon moment et auront passé par-dessus leur guidon. Et ce parfois, en roulant bien au-delà de la limite permise dans une zone scolaire.

Mais tous n’ont qu’un seul souhait. Que l’été qui arrive efface l’épouvantable température qu’ils jugent avoir subit l’été dernier.

Cette année se disent-ils, il fera beau et ils feront l’année avec le plus grand nombre de km parcourus (on les comptes par millier et non par centaine).

Ce ne sont pas tous de grands athlètes mais, ils sont beaux mes amis cyclistes, ils sont forts.

Mais par-dessus tout, ils ont la passion du vélo…

samedi 7 mars 2009

Un petit « upgrade »?

Il y a des jours où j’ai l’impression d’être un peu comme un ordinateur.

Un ordinateur qui a drastiquement besoin d’un « upgrade ».

J’ai des tonnes de logiciels et ils tirent tout mon jus.

J’ai beau faire des « scandisk » par-dessus « scandisk », « défragmentation » par-dessus « défragmentation » mais rien à faire, y a juste pu d’espace et y a pu de mémoire disponible non plus.

Je roule à 95% de CPU en tout temps.

De temps en temps, il y a le fameux écran bleu qui apparaît et je plante carré.

On « reboot » et repart jusqu’à la prochaine fois.

J’ai 2 choix :
1 : Je fais le grand ménage.
2 : Je fais un « upgrade ».

Un des avantages d’un ordinateur contrairement à la vie est que, malgré la technologie qui n’arrête pas de progresser, les choix sont plutôt simples. Ils sont généralement décidés selon le budget disponible.

Mais le plus grand avantage est sûrement la possibilité de corriger et de recommencer.

Par exemple avant de transmettre un document, il est possible de le relire aussi souvent que désiré et même de décider de recommencer le tout dès le début ou simplement « deleté ».

Ce n’est malheureusement pas possible avec des mots ou des actions.

Évidemment, il est toujours possible de tourner sa langue 7 fois avant de parler mais, qui le fait vraiment?

Il m’est arrivé souvent de savoir avec certitude mais, après coup seulement, les mots ou les actions que j’aurais dû faire ou dire à un moment précis.

Il y a des phrases qui, dites d’une autre façon, font tellement mieux passer le même message.

Combien de fois ai-je cliqué sur la touche « backspace » simplement en écrivant ceci? Combien de fois ai-je corrigé un mot, une lettre, une virgule?

Mieux encore, j’ai un correcteur. J’attrape plusieurs de mes erreurs avant même d’avoir terminé d’écrire la phrase.

Ce n’est pas parfait mais, ça aide en maudit.

Mais où est le correcteur pour l’humain?

En plus, mon ordinateur est doté d’un anti-virus. En fait, j’en ai 2, au cas où.

Non mais, ça ne serait pas fantastique ça? Un anti-virus humain.

Les hommes n’auraient plus à s’inquiéter des tempéraments de femmes en SPM, tout serait filtré avant l’arrivé.

Et imaginez les bienfaits pour les femmes?

Et si on avait un calendrier et un céduleur intégré?

Plus besoin de se compliquer la vie. Nous saurions où, quand, comment. Et mieux encore, plusieurs processus débuteraient automatiquement et exactement au moment prévu.

De plus avec un ordinateur, généralement toutes les pièces peuvent être changées et souvent, à des moments différents selon le besoin.

Trop de patentes qui ne font pas notre affaire? On « reformat » et repart à zéro.

Et si ce n’est pas encore assez et bien, on change d’ordinateur. Plus puissant, plus stable et plus performant.

Bon, je suis encore gelée.

Yé où déjà le bouton « reset »?

jeudi 5 mars 2009

Je le savais

Je le savais, je le savais, maudit que je me connais donc.

Il y a de ça 3 semaines maintenant, j'ai ressenti une faiblesse dans le dos et, parce que je me connais, j'ai décidé de m'entraîner quand même le lendemain.

Résultat, entorse lombaire et 12 jours de pur enfer.

Pour ma convalescence, je m'étais donnée 1 semaine à partir de la journée où j'ai arrêté d'avoir mal au dos avant de reprendre l'entraînement.

On m'a souvent demandé, pourquoi je ne prenais pas de "break" d'entraînement de temps en temps. Et je réponds toujours : « Parce que je me connais. Si je prend un "break" je vais avoir de la difficulté à recommencer ».

Et bien, je viens de confirmer mes propres "dires".

J'ai beau savoir combien j'aime m'entraîner et combien j'en ai besoin lorsque je suis en plein dedans. Là, je suis au neutre.

Non, pas au neutre, au reculons.

Je me suis dit toute la semaine, demain sera le bon. Je vais me lever et je vais mettre mon "suit" et mes souliers de course et je vais aller courir avec le grand sourire.

Ouin ben, ça ne marche pas!

Je suis incapable de me motivée. J'ai juste envie de m'écraser sur le sofa, les pieds sur le pouf et ne pas bouger d'un seul centimètre.

J'ai besoin d'un terrible coup de pied dans le derrière.

C'est horrible combien cette petite chose qu'on appelle l'endorphine est importante et intense.

N'empêche que je sais que tout ceci n'est pas que dû au manque d'endorphine mais aussi, à une toute petite peur résiduelle.

Je crois que ce n'est pas possible d'avoir eu aussi mal et ne pas garder bien en tête qu'un simple faux mouvement pourrait me remettre dans le même état.

C'est pas rassurant mais, il faut passer par dessus.

Bon bon bon, ok Izzy, le pire est de commencer. Après, tu sais très bien que tu ne pourras plus t'en passer.

Allez, une jambe à la fois.

GO, GO, GO!!!

mardi 3 mars 2009

La lune et les étoiles

Je suis une fille de nuit. Je l’ai toujours été. Je dirais même que le monde est un peu à l’envers pour moi.

J’ai toujours de la difficulté à aller me coucher le soir même si j’ai passé la journée complètement crevée. Pourtant je peux facilement m’endormir alors que le soleil plombe dans ma chambre à coucher.

C’est comme un 2e souffle. Je baisse les lumières au minimum et c’est mon moment de détente, de paix. Je refais le plein d’énergie.

Je me rappelle être petite et regarder par la fenêtre de ma chambre, la lune et les étoiles pendant des heures.

J’ai toujours trouvé que la lune avait un visage.

J’en ai souvent parlé à mon entourage et plusieurs me disent qu’ils voient « probablement que des cratères ». Moi, je vois 2 yeux, une bouche et une joue (je vois aussi les cratères, il ne faut pas s’inquiéter).

Pour cette raison, j’ai toujours eu l’impression que la lune était comme une amie. Je lui ai souvent parlé comme à une amie. Ça me faisait du bien.

Maintenant lorsque je regarde la lune, je ne lui parle plus mais, je la trouve toujours aussi belle.

Et quoi de plus merveilleux qu’une nuit étoilée?

Encore une fois, lorsque j’étais petite, j’étais incapable de regarder le ciel sans identifier la première étoile que je voyais et en profiter pour faire un vœu.

Évidemment, mes vœux se sont très peu souvent réaliser mais, ça me faisait du bien.

D’ailleurs, je me surprends encore à le faire parfois. Je ne crois plus à la réalisation de vœux par : « Star light, Star bright, first star I see tonight… » mais, je trouve toujours que les cieux la nuit, donnent le goût de rêver.

Il m’arrive encore le soir de m’installer sur mon patio et de regarder le ciel pendant des heures.

Si seulement, les maragouins pouvaient être des bestioles de jour. Je pourrais vraiment en profiter.

N’empêche que ce soir, en regardant la lune et les étoiles j’ai réalisé que je n’ai jamais vue d’étoile filante.

38 ans à regarder le ciel à chaque occasion et pas une seule étoile filante.

Bah un jour ça arrivera.

Anecdote :

Mon père, le grand intellectuel et penseur m’a déjà dit un jour. Tu sais Isabelle, je crois aux extra-terrestres.

De ce que je connaissais de mon père, qu’il croit aux extra-terrestres était comme s’il venait de m’affirmer qu’il croyait que la terre est plate.

C’est alors qu’il m’a dit : « Une soirée alors que je m’apprêtais à aller chercher ta mère, j’ai regardé le ciel et j’ai vu 2 lunes. Après quelques bonnes secondes, une des lunes, auparavant immobile, est partie à grande vitesse et est disparue.

Je sais que ça sonne étrange. C’est étrange même pour moi mais, je suis certain de ce que j’ai vu. »

Et non, mon père ne buvait presque jamais.

J’imagine que c’est un peu par lui que j’ai cette fascination pour le ciel.

Il le regardait souvent. Peut-être pour y voir à nouveau, une 2e lune.

samedi 28 février 2009

Bonne Fête Eric

La vie en elle même est composée de choix et de décisions.

En regardant vers le passé, je sais que j’ai fait comme tous, de bons et de mauvais choix.

N’empêche que je suis convaincue que la meilleure décision de ma vie est celle d’avoir eu des enfants.

Et bien, si la meilleure décision de ma vie est celle d’avoir eu des enfants, la seconde meilleure est définitivement l’homme avec qui j’ai eu des enfants.

Selon ma philosophie, une seule chose était importante avant de mettre au monde un nouvel être et c’était, est-ce que cet enfant sera entouré de personnes qui l’aiment et qui sauront prendre soin de lui/elle?

Eric et moi n’avons jamais eu une relation parfaite en tant que couple. Nous avons eu des bons et des mauvais moments. En fait, assez de mauvais moments pour en venir à la conclusion que nous sommes mieux séparés qu’ensemble.

Par contre jamais, au grand jamais, n’ai-je douté qu’il serait un excellent père. En fait, je le savais bien avant lui.

Lorsque nous avons commencé à parler d’être parents, comme la plupart des hommes, Eric était hésitant. Il se trouvait encore jeune et surtout, se doutait bien des conséquences de mettre un enfant au monde.

C'est-à-dire, devenir responsable d’une nouvelle personne, devoir s’en occuper, l’élever, perdre une importante partie de la « liberté » que nous avons en tant qu’adulte. La venue d’un enfant a des impacts sur tous les aspects de la vie.

Donc évidemment, il hésitait. Pas sur le fait d’être père un jour, du moins je ne le crois pas mais, sur le moment choisi.

Il a par contre succombé à mes multiples pressions. En fait, je l’avoue, il n’a pas tellement eu le choix.

Et maintenant, alors que je le regarde avec nos 2 fils, je remercie la vie de l’avoir mis sur mon chemin.

Je suis aussi heureuse de ne pas avoir attendu car, il est possible qu’il aurait été trop tard car malheureusement, nous n’étions pas fait pour être ensemble.

Par contre, en tant que parents, c’est l’harmonie parfaite.

Quand nous nous sommes séparés, j’ai eu peur. Il y a eu des moments difficiles mais Eric a toujours dit : « Les enfants n’en souffriront jamais, si on pense toujours à eux en premier ». Il disait aussi : « Si nous réussissons a bien vivre notre séparation, papa et maman vivant dans des maisons séparées, sera tout à fait normal pour eux ».

Et bien, il avait raison.

Évidemment, nous sommes 2 personnes différentes avec des idées différentes.

Un enfant c’est très intelligent et ça comprend plusieurs choses dès leur tout jeune âge.

Nos enfants savent par exemple qu’avec maman, c’est comme ça et avec papa, c’est comme ça mais, ils se sont très rapidement adaptés et je sais que c’est des enfants heureux malgré qu’ils fassent partis de se qu’on appelle « une garde partagée ».

Dès les tous débuts de notre séparation, j’avais décidé qu’il n’y aurait rien n’y personne qui empêcherait Eric de venir voir les enfants aussi souvent qu’il le désirerait.

En fait, j’avais décidé que quand les enfants étaient ici, Eric était aussi chez lui.

Cette approche, bien que très peu orthodoxe, a permis que les enfants réalisent que papa faisait parti de leur environnement.

Malgré qu’au début de notre séparation nous étions en tant qu’adultes, blessés et meurtris de ce qui nous arrivait, la suite des évènements à fait que nous nous sommes entendus sur une garde de 10 jours/4 jours. Ce qui était dans le fond, tout a fait normal considérant que William n’avait que quelques semaines et que nous étions d’accord que jamais, les enfants tant qu’ils seraient jeunes, ne devaient être séparés l’un de l’autre.

Un bouleversement était assez pour eux.

Toujours est-il que les années ont passé et que j’ai eu la chance de voir Eric en tant que père et non plus en tant que père et conjoint.

Il est vraiment extraordinaire. En fait, surprenamment, nous sommes tout ce qu’il y a de plus complémentaire.

Mes forces sont je crois, ses faiblesses et le contraire est aussi vrai.

Mais ce qui m’épate de lui est le fait que nous nous entendons parfaitement sur ce qui doit être fait et ce qui est le mieux pour les enfants.

Nous avons parfois des opinions différentes d’une situation mais en parlant, nous en venons « toujours » à une conclusion qui nous convienne à tous les 2 et qui en sommes, est la meilleure pour le bien-être de nos enfants.

Au point où, à plus d’une reprise, des gens directement liés à nos enfants, nous en font la remarque.

Il n’y a que quelques semaines de ça où j’ai encore eu droit au fameux :

« C’est vraiment plaisant de voir 2 parents séparés s’entendre si bien. Il y a tellement d’enfants qui souffrent de la séparation de leurs parents. Les parents ont tendances à penser à la peine causée par l’un et/ou l’autre et, la font vivre à leurs enfants. Ils oublient que l’enfant aime les 2 parents et se sent déchiré dans ce genre de relation.

Mais dans votre cas, c’est facile de voir que Matthew (ou William selon le cas) est tout à fait à l’aise avec son environnement et sait que ses parents sont là pour lui. »

Et bien oui j’avoue, que je suis surprise à chaque fois que j’entends ceci.

Je ne veux pas avoir l’air présomptueuse mais, ça ne pouvait simplement pas en être autrement.

Je sais que les enfants vont bien. Je sais qu’ils ne souffrent pas de notre séparation et c’est exactement ce qui devait se passer.

De là, je retourne à ce que j’écrivais au début de ce billet. Choisir Eric comme père fût une de mes meilleures décisions.

Bien que je n’ai jamais souhaité que mes enfants soient élevés dans une famille brisée, je savais que si un jour ça arrivait, le bien-être des enfants serait et resterait à jamais, la chose la plus importante dans nos vies.

Donc encore aujourd’hui, lorsqu’Eric est venu chercher les enfants pour la fin de semaine, j’étais émerveillée de la simplicité de cette situation.

Les enfants étaient heureux de le voir. Ils étaient heureux de savoir qu’ils allaient passer du temps avec lui. Ils savent qu’ils feront avec papa des choses qu’ils ne feront pas nécessairement avec maman. Ils savent aussi que maman sera là dans quelques jours à leur retour. Qu’elle les aime énormément et que ça ne changera certainement pas simplement parce qu’ils sont séparés d’elle pour quelque temps. Ils savent que s’ils ont envies de me parler ou de me voir je suis au bout du fil et c’est exactement la même chose pour papa lorsqu’ils seront de nouveau avec moi.

Je sais qu’ils auront été heureux avec lui, qu’ils auront passé du bon temps et je n’ai aucun doute qu’Eric leur aura donné le meilleur de lui-même. Il aura pris le temps de répondre aux questions parfois incroyablement compliquées de Matthew. Il aura joué à pleins de jeux avec eux. Il se sera chamaillé et aura chatouillé William à volonté car, c’est ce que William adore. Et surtout, il aura été la présence masculine qu’ils ont besoin.

En gros, il leur aura donné le meilleur de lui-même tout en s’assurant qu’il leur transmet les valeurs auxquelles il croit et s’assurer de les élever au meilleur de ses capacités.

Exactement comme il le ferait si nous étions encore ensemble.

Mais le plus important, c’est que les enfants savent qu’ils sont le centre de notre univers à tous les 2.

Alors je dis, merci la vie de m’avoir fait rencontrer Eric et merci Eric d’être un aussi bon papa.

Et… bonne fête!

mardi 24 février 2009

Intouchable

Lorsque j’ai ouvert les yeux ce matin, je savais.

Je n’avais pas encore bougé un seul muscle et j’avais encore les couvertures jusqu’au nez mais, je savais.

Je savais que je n’avais plus de mal.

Je me suis levée, j’aurais eu envie de sauter, de crier mais, j’ai quand même décidé d’être raisonnable et j’ai retenu mes ardeurs mais, un sourire s’est étampé sur mon visage et ne m’a pas quitté de la journée.

Évidemment, la journée a été pleine de mauvaises nouvelles, de « twist » de dernière minute et d’embûches. Enfin, rien d’inhabituel mais moi, j’étais de bonne humeur.

C’est étrange, quand on a des bobos ou on est malade, les gens nous racontent souvent les pires histoires d’horreur. Du moins, ça m’est arrivé à plus d’une occasion dans les 2 dernières semaines et j’ai eu peur. J’ai eu vraiment peur.

Il n’y a pas une seule émotion négative que je n’ai pas vécue.

Alors ce matin, quand j’ai compris que c’était terminé. Que j’étais ok. J’ai eu l’impression que j’allais être intouchable aujourd’hui et c’est exactement ce qui s’est passé.

Incroyable le pouvoir du sub-conscient.

N’empêche que j’ai vraiment passé une belle journée. Une journée de bonne humeur et il me semble que ça faisait une éternité que ça ne m’était pas arrivé.

Non mais, on es-tu ben quand on est en santé???

Donc une semaine de repos et ensuite, le retour à l'entraînement... yes!!!

lundi 23 février 2009

Puis après?

Il existe plusieurs types de relations.

Celle qui m’intéresse aujourd’hui est la relation amis/amants.

De façon générale, cette relation commence par une amitié profonde.

Les gens s’entendent bien et aiment passer du temps en la compagnie de l’autre.

Un jour, par solitude ou par manque de chaleur humaine, la relation est modifiée et prend une avenue physique.

Généralement à ce moment, les choses se bousculent.

Les caractères typiquement féminin et masculin apparaissent et prennent une proportion qui n’avait pas sa place dans la relation d’amitié.

Malgré l’aspect physique de la relation, la femme croit que cette relation est toujours fondamentalement basée sur l’amitié.

L’homme en contrepartie change de cap et croit que la relation devient fondamentalement physique.

Si le temps passé ensemble n’est pas que physique, la femme à tendance à croire qu’il s’agit de moments passés ensemble par amitié.

L’homme considère généralement que ces moments sont nécessaires afin de plaire à la femme et s’assurer qu’elle est satisfaite et voudra poursuivre la partie physique de la relation.

Le problème est au moment où cette dernière prend fin.
Maintenant, il faut à nouveau n’être que des amis. C’est là que les choses se compliquent.

La femme ayant toujours pensé que la relation était plutôt amitié qu’amant, croit que le temps passé ensemble ne sera pas affecté. Erreur!!!

L’homme n’ayant plus d’intérêt physique croit qu’il est tout à fait normal de réduire les fréquentations à son minimum.

Oui, l’amitié existe toujours mais, non seulement elle n’est pas celle du temps de la relation physique mais, elle n’est plus celle d’avant amants non plus.

L’attrait du gain n’y étant plus, il n’est plus nécessaire de faire d’effort.

N’empêche qu’après un certain temps, une espèce d’entente existe entre les 2 et la relation en devient une de copains.

Par contre le temps passé avec l’autre a permis de bien le connaître et, maintenant qu’il n’y a plus de mal entendu, maintenant que les émotions ont quitté le navire, il y a le : « Je te connais sous tous tes angles. »

Par contre dans une relation, où les corps se rapprochent, il y a certaines règles. Il faut entre autre se censurer.

Certaines choses ne doivent simplement pas être dites car les conséquences peuvent être grandes alors, mieux vaut se taire.

Mais, lorsque la relation physique est terminée, devons-nous toujours nous censurer?

En gros, est-ce possible de connaître une vraie amitié solide et sincère ou, la partie amants reste toujours comme une ombre sur la relation?

Est-ce seulement à la fin de la relation physique qu’on se montre sous notre vrai jour?

Au juste, quelles sont les règles d’or de ce type de situation?

vendredi 20 février 2009

Ayoye!!!

Toute une semaine que je viens de passer là.

Premièrement, j'ai appris mardi en allant à la clinique que j'ai soit, une entorse lombaire soit, une hernie discale.

Dans les 2 cas, c’est le même traitement mais, si c’est une hernie discale, disons que je suis pas mal dans le trouble.

De toute façon, j’ai eu droit à des anti-inflammatoires et des relaxants musculaires (ou, comme je les appelle, des pilules de cheval).

Heureusement, comme je suis allée à une clinique près de l’endroit où je travaille, j’ai pu travailler en attendant qu’ils m’appellent pour m’informer que je devais être là dans les prochains 15 minutes. Je n’ai donc été à la clinique que 30-45 minutes. C’est mieux que 6 heures.

6 heures auraient été le temps que j’aurais probablement eu à attendre lorsque je me suis présentée à la clinique dimanche.

N’empêche que de me rendre à la pharmacie et demander de l’aide a été la pire décision que j’ai prise.

Non seulement le médicament recommandé par la pharmacienne ne m’a pas aidé mais, pire encore, je me suis réveillée lundi dans un bain de sueur.

J’aurais pu me laver les cheveux avec ma sueur tellement ils étaient trempés et j’ai les cheveux plutôt longs. Ce n’est donc pas peu dire.

Évidemment, je suis restée à la maison pour me désintoxiquer un peu. Mais la douleur ne m’a pas quitté un seul moment.

En fait, des 8 derniers jours de douleur, seulement aujourd’hui ai-je eu droit à environ 2 heures de « break » de douleur. Et c’est parce que j’en ai eu plus qu’assez et j’ai pris une espèce de « cocktail » de médicaments. J’étais complètement droguée mais, j’ai quand même apprécié la trêve.

Le problème avec la douleur est quelle me fait un très mauvais effet. Je crois que je prend tellement d’effort à trouver un position le moindrement confortable et à combattre la douleur que ça m’épuise complètement.

Cet épuisement n’est pas seulement physique mais aussi émotionnel.

C’est étrange mais, lorsque je souffre autant, je deviens comme une enfant. J’ai envie qu’on s’occupe de moi, qu’on me réconforte.

J’ai beau avoir beaucoup d’amis et de membres de ma famille qui se sont inquiétés de moi, je me suis sentie complètement seule.

Bien que je ne sois pas prête à vivre une relation amoureuse, pendant la dernière semaine, cette relation m’a manqué. Je me suis rappeler comment des gens amoureux s’occupent généralement l’un de l’autre lorsqu’un d’eux est malade.

Je sais, c’est de l’enfantillage mais, quand je suis malade, je ne suis qu’une enfant. Je perds tous mes moyens.

En plus, comme je suis outrageusement médicamentée, j’ai tout un caractère et mes émotions sont complètement hors de contrôle.

La semaine au bureau a donc été atroce puisque j’étais absolument incapable de prendre la critique. Toutes les petites remarques un peu de travers me faisaient « péter » les plombs.

Aussi, j’ai eu droit à d’épouvantables sautes d’humeur les soirs, alors que les enfants étaient couchés. Sans parler de mes incompréhensibles angoisses et mes profondes déprimes.

J’en ai tellement arraché que j’ai même fais la folie de téléphoner à l’aide mais, heureusement j’imagine, on ne m’a pas répondu.

Et comme si cette douleur n’était pas assez, j’ai eu pleins de mauvaises nouvelles cette semaine.

J’ai appris que le restaurant « Le château de Boisbriand » a été rasé par le feu. Cet endroit est un monument pour moi. C’était l’endroit fétiche de mon père et nous y allions très souvent.

J’ai l’impression que je viens de perdre une autre partie de lui.

J’ai aussi été chez l’allergiste avec William. Nous savions qu’il est allergique aux arachides et au noix mais, pour les noix, en se référent aux tests qu’il a eu précédemment, nous pensions que ça ce limitait aux cachous.

Et bien non, sur 6 différentes sortes de noix, il a eu des réactions sévères à 5 d’entre elles. Et l’allergiste nous a fortement conseillé de ne pas lui donner le 6e non plus.

Au moins une bonne nouvelle, il semble qu’il ne serait plus allergique au blanc d’œuf. Nous avons donc le droit d’introduire tranquillement des œufs dans son alimentation.

Je devais aussi accompagner ma sœur voir le « show » de son chanteur préféré ce soir. J’ai dû canceller à cause de mon mal de dos et je sais qu’elle en a été très déçue. Par contre, je me reprendrai au mois de mai.

De plus j’ai dû refuser une invitation pour demain soir, encore une fois dû à mon mal de dos.

J’ai par contre fais plaisir à mes garçons cette semaine. J’ai acheté une Wii.

Ça faisait longtemps que j’y pensais mais, je ne me résignais pas à l’acheter car, ils en ont une chez leur père et je voulais qu’ils passent plus de temps à des activités plus intéressantes et plus éducatives.

Par contre, j’ai beau me battre avec ma mère, ils sont « plogués » sur la télé dès leur retour de l’école/garderie jusqu’au moment où j’arrive du travail.

Je n’en pouvais plus.

Donc, une Wii n’est peut-être pas la solution idéale mais au moins, ils bougent un peu plutôt que de faire les patates, écrasés sur le sofa à regarder la télé.

Pour ce qui est de la fin de semaine qui vient, je devrais pouvoir me reposer un peu. Ma mère m’a dit qu’elle m’aiderait pour les enfants. D’ailleurs Matthew a un « party » de fête d’amis samedi.

Aussi, ma mère a fait mon ménage et mon lavage. Quel soulagement!

Elle n’est pas très forte sur le cajolage lorsqu’on est malade mais, elle s’assure que rien ne nous stresse et qu’on pourra se reposer. C’est un très gros poids de moins sur mes épaules.

Je vais donc essayer de faire disparaître cette douleur. Si je ne réussi pas, je retournerai à la clinique lundi.

Mais en attendant, maudit que ça fait mal!!!

P.S. : J’ai eu un contact avec un journaliste de mon patelin cette semaine. Il semblerait que je serai dans le journal de la région bientôt afin de promouvoir ma cueillette de fonds pour le « Cyclo-Défi contre le Cancer ».

dimanche 15 février 2009

Motivation

Aujourd’hui, je suis allée à la clinique mais, il devait y avoir au moins 6 heures d’attente.

J’ai donc rebroussé chemin et suis allée à la pharmacie. La pharmacienne m’a recommandé quelque chose qui semble, après 6 heures, faire un certain effet. Je me croise les doigts.

Ce fameux mal de dos me déprime considérablement alors, j’ai passé la journée à penser à des choses pour me faire rire et me remotiver.

J’ai pensé à mon défi. Je me trouve complètement folle mais, c’est super motivant.

En plus, un ami qui a un fils autiste m’a parlé de monter le Kilimandjaro en 2010 afin de recueillir des fonds pour cette maladie. J’y pense sérieusement.

J’ai aussi pensé à l’été. Au plaisir que j’ai de jouer dans la piscine avec les enfants, faire une balade de vélo, une marche près de la rivière, etc.

Sentir la chaleur du soleil.

Je suis certaine que les gens qui ont un été 365 jours par année, ne l’apprécie pas autant que moi.

J’ai aussi lu le « blog » d’une amie, enceinte, extraordinaire.

Elle a une grossesse difficile mais ne se laisse pas abattre. Donc, tout ne peut que bien se passer pour elle car, elle est incroyablement forte et positive.

En fait de motivatrice, on ne fait pas mieux.

Tu m’as fait du bien aujourd’hui Vie. Juste en étant toi. Merci beaucoup!

samedi 14 février 2009

La fête des coeurs

Cette semaine fût en quelque sorte le calme avant la tempête au bureau.

Il y avait autant de travail qu'à l'habitude mais, la pression était un peu moins forte.

Bien que je sais que c’est très très temporaire, j’ai tout de même apprécié le semi répit.

Surtout que j’ai du faire un faux mouvement car j’ai un nerf de coincé. Je sais que c’est dans le dos mais, la douleur est au dessus de la fesse et ma jambe gauche est toujours complètement engourdie.

Évidemment, ceci a eu un impact sur mes entraînements. J’ai pris une pause mercredi en espérant que tout se replace et malgré que je sentais encore la douleur jeudi matin, j’ai fait mon entraînement quand même. Et bien là, j’avais signé mon arrêt de mort.

Jeudi soir et vendredi toute la journée j’avais peine à marcher.

Hier soir, la douleur était tellement intense que je me suis épuisée à la combattre. J’ai donc dû me coucher très tôt.

Ce matin, j’avais un peu moins mal mais, ce n’est pas encore ça.

Je ne ferai pas de folie et je vais attendre d’être complètement guérie avant de reprendre l’entraînement. Après tout, je n’ai plus 20 ans et mon corps est un peu plus fragile.

N’empêche qu’aujourd’hui, je ne bouge pas beaucoup. Heureusement, les enfants sont avec leur papa ce qui me permet de ne me déplacer qu’au minimum nécessaire.

Je sais, je sais, c’est la St-Valentin. Mais, je ne suis pas très fêteuse. De toute façon, mes valentins n’y sont pas.

Honnêtement, je n’ai pas besoin d’une journée spécifique pour leur dire que je les aime. En fait, non seulement je leur dis à tous les jours mais, parfois même plusieurs fois par jour.

Je sais que ça les agace un peu mais moi, ça me fait plaisir et je crois qu’ils le savent très bien.

Donc, je m’écrase, regarde la télé, lis des magazines et ne fait presque rien.

Maudit que c’est plate.

Par contre demain, s’il fait beau et que la douleur est presque disparue, je me promets une promenade dehors. Je ne vais pas forcer mais, au moins bouger un peu.

J’ai besoin d’air.

L’hiver c’est pas mon fort, j’hiberne. Pourtant l’été, je suis aussi souvent dehors que possible.

Vivement un peu de chaleur. J’ai envie de sortir mes vélos!!!

Le « Fight Club »

Mercredi dernier j’ai eu tout un choc. J’ai reçu de la part du directeur de l’école de mon fils une lettre indiquant qu’ils ont été témoins d’un groupe qui s’est formé à l’école qu’ils nomment le « Fight Club ».

La lettre informe que ce sont des enfants de 3e année (8 et 9 ans) et qu’ils prendront des actions sévères envers les fautifs.

La première offense est 3 jours de détention, la seconde, 3 jours de suspension, etc.

La lettre demande aussi de parler à notre enfant afin de s’assurer qu’il ne fait pas parti de ce « club » et si oui, lui expliquer les raisons pour lesquelles ce « club » ne doit plus exister.

Je suis tombée en bas de ma chaise.

Comme mon fils est en 3e année et qu’il n’y a que 2 classes de 3e, je me suis tout de suite dit qu’il connaît ces jeunes et les fréquentes régulièrement.

Ceci m’a terriblement inquiété car, je sais que Matthew est un enfant qui aime ses amis et veut être avec eux. Mais, serait-ce possible qu’ils aient essayé de le recruter?

Matthew ne ferait pas de mal à une mouche mais, est-il du genre influençable?

Et s’il a refusé d’appartenir à ce « club », est-il battu régulièrement? Non, je le saurais.

Alors, est-ce qu’il est de ceux qui pourrait provoquer une bataille dans le seul but d’être accepté?

Mieux vaut arrêter de paniquer et le lui demander directement.

- Matthew, es-tu au courant qu’il y a un « Fight Club » à ton école?
- Oui, le directeur en a beaucoup parlé aujourd’hui mais, je le savais déjà.
- Est-ce que tu connais les enfants qui en font partis?
- Bien oui, c’est mes amis
- (Grosse boule dans le ventre) Est-ce que tu en fais parti toi?
- Ben non, je ne veux pas être suspendu de l’école.
- (Oufff) Que fais-tu quand tes amis se battent?
- Je joue avec d’autres amis.
- Est-ce qu’ils ont essayé de te frapper?
- Oui, mais je me suis défendu.
- (Inquiète et confuse) Comment ça, tu t’es défendu? Qu’as-tu fait?
- Ben, j’ai bloqué leurs coups?
- (De plus en plus confuse) Comment as-tu fait ça?
- Comme je l’ai appris aux Arts Martiaux.
- Mais tu viens à peine de commencer. Tu n’es que ceinture jaune-blanche.
- Ben oui, mais à chaque jour ils nous montrent comment nous défendre. Si on essaye de me frapper ici, je fais ça, si c’est ici, je fais ça, etc.
- Tu es sérieux là? Tu t’es protégé?
- Oui.
- Tu savais où ils allaient essayer de te frapper?
- Ben j’avais une idée, je les avais vu faire avec les autres. C’est drôle quand, je bloquais leur coup, c’est eux qui se faisaient mal et pas moi.
- Tu n’as pas eu de blessure?
- Non pas du tout.
- Et tu ne les as pas frappé?
- Non, pas nécessaire.
- (Maman très fière) Ils ne disaient rien, ils n’essayaient pas de riposter?
- Non, ils m’ont dit que j’étais pas mal fort.
- Je suis très fière de toi mon grand.

C’est pas mêlant, j’aurais braillé.

Je n’en revenais pas que ceci puisse se passer à 8 ans. Qu’il soit obliger de passer par là déjà à cet âge mais, maudit que j’étais fière de mon fils.

J’ai su le lendemain que le « Fight Club » s’est détruit. J’imagine que les tactiques de persuasions ont fonctionné.

N’empêche que je suis très heureuse qu’il prenne des cours d’Arts Martiaux. Là c’était des jeunes de 8 ans (et ses amis) mais, ce aurait pu être des grands de 11 ans ou pire.

Lâche pas Matthew. Apprend tout ce que tu peux apprendre pour te défendre. Il faut que ça devienne un réflexe.

Les « bullies » ça frappent et écoeurrent une fois et, s’ils voient qu’ils n’ont pas le dessus sur toi, c’est beaucoup moins intéressant et ils risquent de te laisser tranquille.

- Est-ce que je l’ai dit Matthew que Maman est fière de toi?
- Oui, oui. On peux-tu arrêter d’en parler là?

C’est pas rassurant tout ça quand même. Il débute à peine sa vie et il doit déjà « dealer » avec ce genre de chose.

Matthew, tu grandis trop vite!!!

Dépression et Suicide

En faisant mon entraînement un matin cette semaine, je regardais la télé et ils parlaient des statistiques de suicide. Si j’ai bien compris, le mois de février en est un où le taux est particulièrement imposant.

Je n’ai donc pu m’empêcher de penser au fait qu’il y a quelques années, j’aurais pu faire parti de ces statistiques.

J’entends souvent des annonces à la radio sur la dépression et la perception des gens face à ceux qui font une dépression. N’empêche que c’est une maladie, une maladie grave.

Le plus dangereux avec cette maladie est que les gens ne sont pas toujours conscients que c’est ce qui leur arrive mais pire encore, malgré leur présence et leur amour pour cette personne, les gens qui l’entoure peuvent facilement n’y voir que du feu.

Ce n’est pas une question de méchanceté ou de manque d’intérêt pour la personne, c’est que les signes ne sont pas toujours faciles à distinguer.

Je l’avoue, c’était mon cas. Impossible pour les gens qui m’aiment de savoir dans quel était je me trouvais vraiment.

Tout le monde savait que je passais une période difficile, tout le monde savait que j’avais de la peine mais, lorsqu’ils se trouvaient avec moi, tout semblait ok.

En fait, c’est exactement ce que je voulais qu’ils pensent.

J’imagine facilement que la dépression est différente pour chacun de ceux qui en sont affecté. Par contre mon cas, était sûrement ce qu’on peut appeler de plus classique.

Aussi surprenant que ça puisse paraître, je n’avais aucune idée que je faisais une dépression sévère.

Pourtant, je n’avais plus envie de rien. Même la présence et les caresses de mes enfants me dérangeaient. Je n’avais envie de voir personne et encore moins de parler de ce que je vivais. Mes idées étaient noires et je ne voyais aucune possibilité d’éclairci.

J’avais mal partout. Il n’y avait pas une seule partie de mon corps qui ne souffrait pas et ce n’est pas des aspirines qui auraient pu m’aider.

Seuls, 2 choses me faisait un certain bien, boire et dormir.

Dès que les enfants étaient couchés, j’ouvrais ma bouteille de Grand-Marnier et n’arrêtait de boire que lorsque j’étais trop maganée pour trouver le verre.

J’étais toujours en retard partout car, tout était un effort.

La levée du corps le matin était un martyr. Car non seulement je ne me sentais pas mieux. Non seulement, je souffrais toujours dans ma tête, mon cœur et mon corps mais en plus, j’avais un « hang over » quotidien.

Durant cette période qui a durée une éternité. J’ai pensé au suicide. Non, pas seulement pensé mais en fait, j’avais tout décidée.

Je savais comment j’allais m’y prendre et je savais qu’il était absolument impossible que quelqu’un me trouve à temps.

Dans mon cas, ce n’était pas un cri d’alarme, c’était une délivrance. J’avais en fait l’impression d’être déjà morte en dedans.

Je ne suis pas croyante mais, comme tous, je n’ai aucune idée de ce qu’il y a après la mort. Je suis convaincue qu’il n’y a absolument rien mais, j’avoue avoir pensé à « mais si ». Si je me trompais. Si la vie sur terre n’était en fait qu’une espèce de mise en scène d’un être qui trouve plaisant de nous voir patauger dans ce que nous appelons l’existence.

De toute façon, je m’en foutais carrément. Quoi que soit l’après-mort, il était/est fort probable que j’ai raison et qu’il n’y a rien et, si je trompais, ce ne pouvait être pire que ce que je vivais.

Jamais à ce moment et depuis cette période de ma vie d’ailleurs, je n’ai eu peur de la mort.

Donc, malgré que j’étais consciente qu’il y avait des gens qui étaient dans de bien pire situation que moi, j’avais une théorie (que j’ai toujours d’ailleurs).

Nous savons tous qu’il y a des gens maltraités, qui souffrent, qui n’ont rien à mangé ou qui combattent des maladies graves, pourtant en être conscient malheureusement, n’à que très peu d’impact sur nos propres malheurs.

Je ne me suis jamais senti mieux de savoir qu’il y a pire ailleurs.

N’empêche que j’ai vécu plusieurs semaines, plusieurs mois à me dire, la fin approche. Tu ne souffriras plus Isabelle. Il s’agit d’attendre le bon moment.

Heureusement pour moi, il n’y a pas eu de bons moments. Comment peut-on mettre fin à ses jours lorsqu’on connaît l’impact de cette décision sur nos jeunes enfants.

La seule chose qui m’a tenu est, non pas le goût de vivre mais, la question suivante :

« Comme mes enfants pourront-ils s’expliquer que maman ne les a pas aimé assez? »

Le temps a passé, j’ai réussi à coup de tout petits moments de répit à retrouver une raison de vivre. Même des raisons de sourire.

La souffrance physique et mentale a fini par se dissipée petit à petit.

Ce fût long et pénible.

Maintenant, je suis heureuse d’être en vie. Je réussi à trouver mes petits bonheurs quotidiens.

Par contre, je comprends.

Je comprends très bien la souffrance des gens et la raison des statistiques si élevées de suicide.

Je sais que ce qui m’a empêché de passer à l’acte n’était pas quelque chose que j’ai trouvé à l’intérieur de moi et je remercie la vie de m’avoir donner mes enfants car, c’est grâce à eux que maintenant, je sais reconnaître les bons moments de la vie et que j’ai envie de la vivre pleinement.

Je remercie aussi tout ceux, qui ne le savent probablement pas mais, qui ont permis que je retrouve doucement le goût de vivre.

Malheureusement, tous n’ont pas ma chance.

Je sais maintenant que j’aurais dû aller chercher de l’aide. Mais encore aurait-il fallu que je sois prête à être aidée.

Ce fût le pire moment de ma vie mais, aussi le plus enrichissant.

J’ai réappris à… VIVRE!

mardi 10 février 2009

Maître du temps

Je déteste m'accrocher à une émission de télé.

J'ai tendance à croire que la télé est le dernier recours à : "J'ai besoin de relaxer et je n'ai plus envie de rien".

N'empêche que j'ai 2 émissions que j'adore et qui font exception à ma règle : Heroes et 24.

Mon personnage préféré de Heroes est Hiro. J'aime son humour, sa naiveté et son courage.

Mais particulièrement son pouvoir (quand il ne l'a pas perdu) car il est : « Maître du temps ».

Pouvoir être en contrôle du temps, ce serait merveilleux. Évidemment, en autant que je serais la seule à avoir ce pouvoir car, quel chaos ce serait si c'était possible à tous.

Le passé

Désolée mais, il m'est impossible de dire que je n'ai aucun regret. En fait, j'en ai des tonnes.

Bien que je ne passe pas ma vie à dire : "Si seulement", je sais qu'il y a plusieurs situations où j'aurais volontairement modifié mon comportement si, j'en avais connu les conséquences.

Évidemment, modifier une situation du passé aurait le potentiel de complètement bouleverser la suite des évènements de ma vie mais, c'est certainement un risque que je serai prête à prendre pour faire disparaître certains de mes plus tristes souvenirs.

Le présent

Lorsque j'imagine la possibilité d'arrêter le temps, la possibilité de vivre une émotion, un moment presque parfait et le faire durer, plusieurs imagines me traversent l'esprit.

- un homme
- une femme
- 2 alliances

- un lit d'hôpital
- une nouvelle maman
- un bébé collé contre elle

- 2 frères
- une immense caresse fraternelle
- 2 rires contagieux

- 2 amies
- un resto
- 2 verres de vins
- beaucoup de placotage

- un homme
- une femme
- 2 chaises de jardin
- un soleil radieux

- 2 enfants
- des cris de joie
- des yeux de grand-parent

Mais, il y en a des milliers d'autres!!!

Le futur

Connaître le futur, connaître le destin!

Savoir d'avance ce que je vivrai dans 5-10 ans.

Il me semble que la vie serait plus simple.

Plus de stress, plus d'attente, plus de questionnement.

+++

Décidément, quel bonheur pour moi que d’être « Maître du temps ».

Enfin, j’ai trouvé ce que je vais demander comme présent au « Père Noël » et à la « Fée des dents ».

samedi 7 février 2009

Économie

Il faudrait être complètement bornée pour ne pas réaliser que l'économie en arrache c'est temps-ci et ça ne semble pas vouloir s'améliorer avant un bon bout de temps.

En revoyant mes comptes du mois, je n'ai pu m'empêcher d'y penser.

Évidemment, les cadeaux de Noël, la nouvelle télé, mon tapis-roulant et les réparations de voiture ont sévèrement frappé mon budget dernièrement.

Je me suis donc arrêtée pour faire un survol de mes dépenses mensuelles.

Il y a les dépenses plates mais nécessaires (téléphone, électricité, câbles, internet, etc.)

Mais il y a aussi tous les autres.

Depuis que les enfants sont très jeunes, leur papa et moi avons fait la bonne chose, soit, cotiser mensuellement à des REE (éducation).

Aussi, afin de s'assurer que je suis bien protégée, j'ai des assurances-vie, assurance-maison et assurance-auto.

Pour ce qui est de la retraite, il est fort probable qu'il n'y aura pas assez de relève pour payer pour la belle gang de vieux de mon age. Il faut donc que je m'assure de préparer moi-même ma retraite au cas où il n'y aurait plus d'argent pour moi lorsque je serai vieille. Donc, on parle de REER et de placements.

Il y a aussi mon hypothèque et les taxes foncières et scolaires.

Par curiosité, j'ai regardé le taux hypothécaire des 5 dernières années. J'ai remarqué que ça n'avait pas vraiment fluctué.

J'ai donc essayé d'évaluer ce qu'aurait voulu dire 5 ans a taux ferme plutôt que de prendre le risque du taux variable comme je l'ai fait.

Sans entrer dans les détails, en calculant rapidement, j'aurais payé mon hypothèque plusieurs milliers de dollars de plus sur 5 ans.

Je ne m'y connais pas beaucoup sur comment ils font leur calcul mais, je suis convaincue que ce n'est pas un montant qui aurait été ajouté à mon capital. Ceci n'aurait été que de l'intérêt payé directement dans les poches de la banque.

Je n'ai donc nommé que quelques dépenses mensuelles sans même parlé des annuelles comme le permis de conduire qui me coûte un bras simplement parce que j'ai la classe 6A pour conduire une moto.

Et parce que j'ai quelques points de démérites en moins mais, ça on en parle pas trop.

N'empêche que je n'ai pas pu m'empêcher de penser que dans 20 ans d'ici, lorsque je penserai à prendre ma retraite :
- J'aurai probablement un meilleur salaire
- Je ne payerai plus de REE pour mes enfants
- Les enfants payeront leurs propres choses.
- À moins d'un imprévu, je n'aurai plus d'hypothèque.
- Je ne payerai plus pour mes REER.
- Et sûrement bien d'autres choses.

Donc, bien que tout ceci ne soit que spéculation, en gros, lorsque j'aurai de meilleurs revenus, je payerai moins.

C'est le monde à l'envers!!!

Entraînement

Mercredi matin, pour faire changement et tester mon endurance, j'ai décidé de courir sur mon tapis-roulant à basse vitesse et en maintenant toujours la même cadence. Et bien surprise!!! Au bout de mes 17 minutes, j'avais encore beaucoup d'énergie et de force. J'ai donc décidé de continuer un autre 5 minutes.

Après ces 5 minutes, j'ai réalisé que j'étais maintenant à 3.25km. J'ai dû arrêter faute de temps car, je me sentais encore capable de durer plusieurs autres minutes. En fait, je n'ai aucune idée du temps que j'aurais pu faire mais, je sais que la fatigue n'était pas encore au rendez-vous.

J'étais très fière de ce que je venais de réaliser.

N'empêche que j'ai décidé aujourd'hui de prendre une journée de repos. C'est seulement la 3e depuis le début de mon entraînement il y a maintenant 4 mois. Je crois que mon corps en avait vraiment besoin.

Mais, malgré que je sache que c'était ce qu'il fallait faire, j'ai ressenti toute la journée un genre de malaise. Comme une petite voix qui criait dans ma tête: "Va donc faire ton entraînement!"

Définitivement, je suis accro!!!

dimanche 1 février 2009

Briser le mur

En regardant la météo hier, j’avais les meilleures intensions.

S’il faisait 0 degré et plus aujourd’hui, j’allais aller courir dehors. J’ai besoin d’air!!!

Comme je me suis couchée tard hier soir, je me suis levée à 11 :30am ce matin.

De toute façon, avec la grippe qui a sauvagement frappé les enfants cette semaine, la tempête de neige, mes problèmes de freins et mes maux de dos, j’avais énormément besoin de rattraper mon sommeil.

Donc en me levant, j’ouvre mon ordi et vois qu’il fait -15 degré. Disons que ça a ralenti mes ardeurs.

Heureusement, c’est février aujourd’hui donc, on approche de plus en plus du printemps. C’est encourageant.

Mais pas aussi encourageant que ma semaine d’entraînement.

Depuis 1 mois, j’ai frappé ce que j’appellerais « un plateau ». Malgré mes efforts, j’étais incapable d’augmenter un tant soit peu l’effort et le résultat de mes entraînements.

Dès que je pensais à augmenter ma cadence sur le tapis roulant, j’avais déjà la langue à terre et savais que si j’osais, je ne réussirai pas à terminer mon cardio normalement.

N’empêche que cette semaine, j’ai réalisé que mes poumons et mon cœur pouvaient peut-être finalement en prendre un peu plus.

Donc, mercredi j’ai décidé de prendre mon courage à 2 mains et d’augmenter la distance parcourue pendant l’entraînement.

Je suis donc passé de 2.75km à 2.90km en 17 minutes. Évidemment, la différence est mince mais, c’est énorme pour moi.

J’ai finalement brisé mon mur mais mieux encore, j’ai réussi à garder ce rythme de mercredi à dimanche.

Je suis vraiment fière de moi. Surtout que j’ai réduis un peu mon alimentation et le pèse-personne présente 3 livres de moins ce matin que dimanche dernier.

Je crois donc que je peux dire que 2.90km est maintenant ma normale. Mon corps le contrôle bien et l’a accepté.

J’ai un nouveau but maintenant. J’espère me faire un cadeau de Saint-Valentin et atteindre le 3km en 17 minutes d’ici 2 semaines.

Si seulement mon corps pouvait arrêter de me faire souffrir. Il me semble que cet objectif ne semblerait pas si difficile à atteindre.

samedi 31 janvier 2009

Rêver

À 20 ans, je savais exactement ce que je voulais dans la vie.

Je voulais rencontrer mon prince charmant, m’acheter une maison, me marier et avoir des enfants.

À 25 ans, j'ai rencontré un homme que j'ai marié ensuite.

J’ai aussi acheté ma maison (que j’ai toujours d’ailleurs et que j’adore).

À 27 ans, j'étais prête à être maman, lui pas sûr mais, je l'ai convaincu.

Ça a pris plus de 2 ans, beaucoup de pleurs, de déceptions et de différentes rencontres médicales pour que finalement, au moment où je n'y croyais presque plus, je tombe enceinte et ce, sans aide médicale.

J'ai eu une grossesse stressante mais, un accouchement plus facile que celui d'une chatte (le 2e était encore plus facile, imaginez).

J'ai ensuite connu le bonheur d'être maman.

Par contre, quelques années plus tard, les choses se sont gâtées dans ma vie.

Mon mari est tombé en amour avec une autre femme et alors qu'on se séparait, je suis à nouveau tombée enceinte.

Je n'ai aucune difficulté a affirmer que toutes les séparations sont difficiles mais, une séparation avec les hormones de grossesses dans le tapis et avec un petit pou de 2 ans et demi qui ne comprend pas et a besoin de nous, c'est l'enfer.

N'empêche que j'en ai arraché mais, le temps a arrangé les choses. 4 ans de temps en fait.

Par contre, je dis : "Le temps arrange les choses". Mais est-ce vrai?

Jeune, j'avais des rêves, j'avais une idée claire de ce que je voulais dans la vie et en l'espace d'un moment, tout a basculé.

Maintenant, lorsque je m'arrête et essaie de savoir ce que je veux/désire dans la vie, j'ai comme un grand vide noir.

Je sais que je veux que mes enfants soient heureux mais, de mon côté a moi, qu'est-ce que je veux?

- Je sais que je n'aimerai plus jamais comme j'ai aimé.
- Je sais que je ne veux plus jamais souffrir comme j'ai souffert.

Mais, supposons pour un moment que les relations hommes-femmes n'étaient même pas dans l'équation.

- Je n'ai aucun hobby. En fait, rien ne m'intéresse assez pour en faire un hobby.
- J'aime l’activité physique, les sorties, le cinéma, les shows, la moto et des tonnes d'autres choses mais, rien qui pourrait être qualifié de passion.
- La fin de semaine, je veux parfois voir des gens et sortir mais, j'aime aussi rester à la maison et m'écraser seule en robe de chambre devant la télé.
- J'aime écrire (de toute évidence) mais, encore faut-il que j’aie l'impression d'avoir quelque chose à partager.
- Je n’aime pas magasiner ni toutes les bébelles de fifille.
- J’aime le plein air mais, pas le camping. Je sais, je suis douillette mais, c’est comme ça.
- Bien que je n'aime pas l'hiver, les voyages dans le Sud, ce n'est pas pour moi. Je suis un peu dédaigneuse et dormir dans des lits où des tonnes de personnes y sont allées auparavant ne me fait pas « tripper » du tout.
- Il y a aussi les voyages de découvertes mais, bien que je suis absolument contre le racisme (quiconque me connait le savent très bien), je n'ai pas d'intérêt particulier pour les autres cultures ni les autres pays.

Alors, quels sont mes rêves?

Je n'en ai aucune idée.

Mais, y a t-il quelque chose de plus plate que de vivre sa vie sans rêve?

Je n'ai pas hâte à dans 3 moi, 1 ans, 5 ans, 10 ans. J'aurais hâte pourquoi?

Est-ce que je serai heureuse à ma retraite? Comme je suis assez active, je suis certaine que je me trouverai des activités donc, je ne suis pas inquiète du tout. Mais, de là à dire que j'ai hâte... eh... non.

Est-ce que j'ai hâte que les enfants soient plus grands. Oui et non. Oui car c'est une autre étape de leur vie et non, car je trouve que tous les ages de l'enfance ont un intérêt et un petit quelque chose qui ne revient plus après. De plus, un jour ils partiront, feront propre leur vie. Donc, je ne suis pas nécessairement très pressée.

Mais, mise à part ce que je vie avec mes enfants. J'imagine qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire que de profiter et vivre le moment présent. Mais, encore faudrait-il que j’aie l'impression qu'il y a quelque chose de motivant?

Et pour être motivée, il faut des rêves... non?